C'est une question à laquelle beaucoup de parents sont confrontés aux Etats-Unis, mais en France également, pendant qu'ils regardent leurs enfants lutter pour payer la dette d'université dans une période marquée par des salaires qui croissent lentement et des loyers élevés.

Les parents expriment de plus en plus leur désir d'aider. En effet, aux Etats-Unis, plus de 60% des parents disent qu'ils sont très ou peu susceptibles d'aider leurs enfants à rembourser la dette étudiante, selon un sondage de Discover Student Loans, réalisé en mai dernier.

Les experts financiers estiment que ce n’est pas parce que les parents peuvent alléger une partie du fardeau financier de leurs enfants qu’ils sont obligés de le faire. En effet, fournir de l'aide pourrait donner à certains jeunes adultes la largesse financière dont ils ont besoin pour débuter une carrière, mais ceci pourrait également mettre la retraite des parents à risque.

Voici quelques conseils qui aideront les parents à réduire le fardeau de leur enfant en matière de prêt étudiant, tout en maintenant le jeune adulte responsable :

Les familles qui décident de cette approche devraient veiller à fournir des instructions claires au gestionnaire de prêt sur la façon dont ils veulent appliquer le paiement forfaitaire. Pour les étudiants ayant des prêts multiples, il peut être plus judicieux de cibler celui qui a le taux d'intérêt le plus élevé ou celui qui a le plus bas équilibre.

Les parents qui veulent mettre l'accent sur la responsabilité financière pourraient structurer le paiement forfaitaire comme un prêt à l'enfant, complété par les dispositions d'un accord traditionnel. Les parents pourraient même envisager de collatéraliser le prêt.

Certains parents peuvent vouloir retenir le paiement forfaitaire jusqu'à ce qu'ils voient que leur enfant a fait un effort de bonne foi pour payer lui-même sa dette. Certains jeunes adultes font des économies en s’abstenant de s’abonner au club de sport, de consommer de l’alcool et autres produits de luxe pendant plusieurs années pour rembourser activement leurs prêts étudiants. D’autres exercent des petits jobs comme le babysitting.

 

Bien sûr, les incitatifs à long terme peuvent ne pas fonctionner pour les emprunteurs qui ont du mal à gérer les paiements réguliers. Une période d'incitation plus courte est parfois nécessaire. Les parents pourraient ainsi offrir de faire le paiement de la 12e échéance si l'enfant en rembourse 11 d’affilée.